mardi 27 novembre 2018

Ferrade chez Darre







Malgré une météo annoncée peu encourageante, il a fait beau dans le Gers du côté de St Christaud, élevage de l’Astarac, chez Jean-Louis Darré.
Une organisation parfaitement huilée, un peu de fumée avec cette odeur si caractéristique de la couenne brûlée, un peu de châtaignes grillées, un peu de vin chaud, un peu de théorie sur le marquage aux fers, donnée en direct par le ganadero et vous avez le cocktail d’une authentique et appréciée ferrade. A noter la présence de l’équipe de rugby locale pour un avant-match avec une séquence d’entrainement défensif, pour travailler le blocage et l’immobilisation d’un pilier adverse (en l’occurrence le torillon) lancé en pleine vitesse  façon forcados.
Puis après les tapas savoureuses et  généreuses et un bon  repas dans le très agréable cadre de la propriété du Cantaou, il a fallu sortir de devant la cheminée pour affronter le froid autour de la placita.

Les vaches ont dans l’ensemble été nobles avec des charges au cheval un peu différentes. Globalement elles ont donné de la possibilité à Thomas d’enchaîner de belles séries, ce qui lui a fait  un bon entrainement devant un public frigorifié mais conquis.
Après Rion, ce type de journée a permis à ceux de la peña qui étaient là, de se retrouver dans l’intimité de l’aficion et de partager avec notre matador, toujours aussi disponible, ce côté discret mais essentiel de la tauromachie.
A bientôt, pour l’assemblée générale du 12 Janvier.
Suerte para todos.

lundi 19 novembre 2018

Thomas picador









Ambiance hivernale pour ce dernier rendez-vous taurin de la temporada 2018.
Hivernale parce qu’il faisait froid et qu’en plus, il est tombé quelques gouttes au troisième toro. Dans ce contexte, les carcasses grillées ont apporté un peu de chaleur et de réconfort avant le spectacle.

Notre Thomas de noir et gris vêtu, a affronté un toro de Jalabert, lui aussi tout de noir vétu, bien sorti, dynamique au départ, puis fatigué assez vite. Quelques passes plus loin, on fit rentrer le cheval. On vit notre toréro entreprendre une conversation avec son picador Nicolas, un échange plus long que d’habitude. Et là, surprise pour le public, le picador, pourtant motivé, est descendu du cheval, Thomas a pris sa place, et se mit en position. On a vu dans le regard d’Alain Bonijol, toujours attentif à sa brillante cavalerie, un soupçon d’inquiétude, mais le toro chargeait déjà. Bien accueilli au cheval, Thomas lui imprima une pique franche, bien dosée, une belle pique quoi! Chapeau bas!
C’est ça l’esprit festival, et c’est ce genre de séquence qu’on aime bien voir dans une telle ambiance.
Ensuite on vit un cambio pour commencer, de belles séries à droite comme à gauche, tout en douceur face à un toro qu’il fallait préserver, avec moins de charge sur la fin, mais qui permit un bon moment de tauromachie.
Vint la mise à mort pour laquelle Thomas s’est essayé  "al recibir". Le premier essai n’est pas passé,  le deuxième tout juste,  mais il a été suffisant pour que la mort  arrive.
Une oreille, et un tour d’honneur devant un public local, content et conquis.

Sinon on a vu aussi une grande prestation d’Alvaro Lorenzo qui a largement séduit l’assistance, en harmonie avec la musique et une trompette en particulier.
Et puis un bon repas entre amis, cuadrillas et aficionados, avec entre autre, une garbure bien chaude, et bien garnie qui a réchauffé les corps et les esprits.

Très bonne organisation à Rion, arène quasi remplie, beaucoup de bénévoles. Pas de trace d’anti-taurin.
 Belle journée pour la fin de saison.