lundi 1 octobre 2018

Corella : une oreille d’un Victorino Martin





Corella ?  Où est-ce que ça se trouve ?
Quand en milieu de semaine, on nous a dit de nous préparer à suivre Thomas là-bas, nous étions peu nombreux à savoir où se situait cette ville moyenne de Navarre.
Eh bien, elle se situe à 90 km au Sud de Pampelune et nous y sommes allés.
Et avec les amis et d'autres, nous étions une petite trentaine. Beau score !

Nous avons trouvé une ville en fêtes avec la tenue de rigueur, en rouge et blanc comme à Pampelune la capitale et découvert une petite arène annoncée pour 3000 spectateurs, coincée au milieu des immeubles, avec sa toiture de tuiles en terre cuite (comme à Ronda)  avec de la musique et de l’ambiance, encore une fois, comme à Pampelune. Quelques navarrais croisés en attendant la corrida, nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de retrouver dans cette arène des taureaux de Victorino Martin et surtout de découvrir « el frances » qui avait fait une oreille à Madrid la semaine précédente, choisi en remplacement d’Emilo de Justo toujours blessé.


Thomas en confiance pour son premier effectua de belles séries classiques, à droite comme à gauche, avec des naturelles exécutées de plus en plus de face. A noter aussi un magnifique changement de main dans le mouvement parfaitement synchro, très pur. Le toro se montra brave, bien sûr un peu vicieux comme le veut la marque des Victorino, mais on vit de très belles choses. Une bonne épée, un descabello foudroyant, et une oreille pour récompense.
Son deuxième fut plus coriace, plus méchant, plus retors. Thomas confiant, lui fit donner une seule pique… Ensuite, il ne put rien faire, si ce n’est de contrôler au mieux des charges courtes, désordonnées, dangereuses. La mise à mort fut laborieuse, pénible, l’épée cherchant à pénétrer la croix magique, s’est perdue trop de fois dans les os entourant ce passage étroit.

Sinon on a vu un beau lot de toros de Victorino, dignes de cet élevage, vigoureux, puissants, dynamiques, vifs, se retournant de suite à moitié charge, tête en bas cherchant les chevilles, jamais fatigués, bouches fermées jusqu’au bout. Des Victorino Martin, des vrais, d’ailleurs à la fin, à l'invitation du public, le mayoral est venu salué sur la piste.

La saison semble se terminer sur cette oreille, du coup on va préparer la prochaine et voir comment on pourra encore accompagner et encourager notre maestro Thomas Dufau.
Félicitations à lui pour cette fin de temporada, à sa cuadrilla unie et solidaire et à nous tous pour ces bons moments que nous partageons ensemble.

A bientôt, et suerte para todos. 

mardi 25 septembre 2018

Grand soleil sur Madrid



Photo C. Vidal




Point de pluie sur la capitale espagnole, pas un nuage, pas une grenouille dehors, cette fois-ci nous n’avons pas eu de problème météo, au contraire ce fut du grand soleil pour tout le monde.

L’équipe des amis et de la peña, s’est retrouvée après l’apartado. Ceux qui y ont assisté avaient en tête ces cornes larges et bien relevées du N° 68 de chez Pallarés, que le sorteo avait destiné à Thomas pour l’après-midi. Pas de toros de chez Palha, refusés par les vétérinaires, mais des Hoyos de la Gitana « trouvés » en remplacement.
Donc après un cocktail de réjouissances gastronomiques, savouré à côté de la Plaza de toros, et après une sieste bien méritée, retour aux arènes, sous une forte chaleur. Pour compléter le décor, un public qui parait clairsemé dans cette gigantesque arène, remplie pourtant à moitié. C’est vrai qu’à Madrid le spectacle parait toujours trop loin et les bruits des conversations se mêlent, dans un brouhaha permanent.

Pour le premier toro de Thomas, on retrouve « Menudero » le N°68 et ses cornes tournées vers le ciel. Thomas le reçoit à la cape par une belle série, avec beaucoup de classe et de franchise. Puis il l’emmène au cheval avec fermeté en le laissant les deux fois à bonne distance. Enfin à la muleta, avec l’élégance et la pureté de son style, il commence par une série de naturelles. Le brouhaha dont je parlais plus haut s’arrêta pour faire place à des « Olés ». La place devint attentive. Là-bas (au loin) Thomas calme, serein,  posé continuait à prodiguer sa tauromachie, classique, épurée, distillant ses passes efficaces avec un toro coopératif. Lors d’une de ces séries, arrivé à sa hauteur c’est-à-dire à deux centimètres de sa taille, le toro s’arrêta, tourna la tête vers lui, et le regarda. Que se sont-ils dit ?? Mystère. La conversation dura trois secondes,... longues.... Thomas ne bougea pas d’un centimètre et juste un frémissement de la muleta, et le toro repartit. Beau moment…
Puis, comme on est à Madrid, pas de fioriture, le public avait adhéré, le couple toro/toréro avait bien fonctionné, l’essentiel artistique et technique était fait, vint donc l’étape de la mise à mort. Une préparation méticuleuse, un engagement total, et… que se passait-il, nous avons vu notre Thomas soulevé par le toro, et là, des cris, de l’inquiétude. On l’a cru embroché par l’abdomen (en fait la corne est passée dans le gilet).  Gros soulagement lorsqu’il se dégagea, et qu’il fonça sur le toro pour lui signifier que c’était fini, qu’il était mort. L'épée était entière. 

La peur d’un instant devint la joie du moment suivant. On a brandi les mouchoirs, sifflé un président qui se faisait prier et la récompense est tombée. Une oreille, une oreille à Madrid !
A ce moment-là, comment expliquer ce qui peut se passer dans le subconscient de l’aficonado, fidèle supporter de Thomas. Comment expliquer d’où vient la force et l’intensité de l’émotion. Pourquoi cette émotion, qui se traduit par des comportements extrêmes, nous envahit-elle comme cela s’est passé sur notre gradin. Pourquoi des pleurs, des gesticulations, des accolades, des embrassades et  des rires qui se mêlent et ne se contrôlent plus. On ne peut pas décrire ce sentiment, il est trop fort. C’est la magie de l’émotion, ressentie exclusivement dans une arène, qui n’existe que dans ce contexte et qui nous marque pour toujours.
Que dire de son deuxième toro, le Hoyo de la Gitana? Rien…

Sur ce défi ganadero, certes on reparlera des Pallarés, mais nous  bien sûr, on reparlera de cette oreille gagnée à la Ventas, de l’émotion qu’on a partagée dans les arènes et des bons moments qui ont suivi, y compris tard le soir….

Félicitations Thomas, bravo, merci et forcément, suerte pour la suite.


Attention restez connecté sur le blog, une journée détente, à venir très prochainement, est en projet.

vendredi 17 août 2018

DAX




Dommage,

De l’émotion, oui pour l’Agur.
Des étincelles et de la lumière, oui pour le feu d’artifice.
Mais pour la corrida, dans les arènes, pas grand-chose de tout ça.

De façon générale, des taureaux lourds, avec peu de charge, plutôt faibles. D’ailleurs Morenito a couché son toro sur un « planté de banderilles », il est vrai puissant !

Pour débuter, Thomas hérite du plus lourd du lot : 545kg dont 45 de trop ! De belles séries à droite, mais vite le manque de mobilité et de charge se fait sentir. Une épée qui rentre bien, la pétition d’oreille qui se lance, mais qui n’ira pas très loin, dommage.

A son deuxième, le plus léger du lot 480kg,  on retrouve de la dynamique et donc de l’espoir, malheureusement une boiterie, le fera changer. Et rebelote avec le sobrero, trop lourd lui, de 25kg, qui ne va pas vraiment permettre  de s'exprimer pleinement. Encore de belles séries à droite, puis... plus grand-chose,  enfin très efficace descabello. Re-dommage.

Enfin, pour info, le public a été plus prompt à sortir les foulards pour l’Incantada (façon allez les bleus et blanc de l'Aviron Bayonnais) jouée avant l’Agur, plutôt que les mouchoirs pour les toreros.

Prochain RDV ? à voir

Suerte para todos.

jeudi 9 août 2018

Villeneuve de Marsan


Les oreilles du bonheur



Pour ces arènes intimistes de Villeneuve, le « lleno » aurait ravi le cercle taurin, organisateur sans faille de cette soirée, mais il manquait un petit quart de spectateurs. Sinon, on a échappé à la canicule, on a eu droit à un temps gris, menaçant et le bleu du ciel de ces derniers jours s’est retrouvé sur le costume de Thomas. 

Pour son premier toro, il a montré beaucoup de classe, d’élégance, d’assurance, de sérénité, on a retrouvé son rythme, son temple, des passes suaves qui tiraient le taureau, en particulier à droite. Pour conclure, une belle épée, avec une mort rapide. Du grand Thomas, et deux mouchoirs qui tombent à la présidence.

Le bonheur et la joie éclairent son visage, heureux torero et du coup, heureux supporters.

Dans son jardin, une fois encore il sortira en triomphe, les deux autres toros n’ayant rien apporté de plus.

Il faut rajouter un lot de cornus de belle présentation, un compagnon de cartel pour ce mano à mano, Emlilio de Justo, qui toujours aussi valeureux a obtenu deux trophées à son dernier. Oui, ce fut une belle après-midi pour la tauromachie.

Puis, passage par le cercle taurin où régnait une grosse ambiance. D’ailleurs, il y a toujours des photos de Thomas à ses débuts accrochées aux murs et en les regardant, on a pensé avec quelques amis, au chemin parcouru et forcément on s’est projeté avec confiance sur les chemins à venir.

C’est aussi là, qu’après le « Pobre de Mi », comme d’habitude endiablé, on a eu le privilège d’une visite surprise du torero et de sa cuadrilla. Gracias Maestro.


De bonheur, ces oreilles nous ont rempli.


Suerte para todos.

Ps : pour ceux qui le souhaitent, on se retrouvera le 15 Août à Dax pour un déjeuner convivial d’avant corrida. Pour les modalités pratiques, en cours de préparation, restez connectés….

dimanche 22 juillet 2018

MONT de MARSAN









Beau moment de convivialité au restaurant Les Pyrénées, pour la pena et les Amis de Thomas.



Agréables et conviviales retrouvailles, un peu improvisées la veille, autour d’une bonne table, au Pyrénées.
Ces réunions se soldent chaque fois par des bons moments partagés.





Dans les arènes, ce fut un peu plus tendu. Thomas pour son premier se lança avec deux belles séries, élégantes, puis l’assemblage taureau-matador commença à donner des signes discordants. Mais même à menos (la troisième pique imposée par la présidence doit y être pour quelque chose), on eut encore droit à des belles choses. Vint l’heure de la conclusion et l’épée a failli…Dommage.
Au deuxième le démarrage prometteur nous remit dans l’espoir,… le temps de deux séries, puis le taureau devint compliqué, dangereux, difficile à contrôler dans ses charges. Malgré la belle épée, pas de trophée.
Sinon, on soulignera deux beaux tercios de piques, et pour les banderilles on se souviendra que Manolo a eu chaud aux fesses !

Rendez-vous pour un jour meilleur, à Villeneuve de Marsan, avec notre confiance, notre soutien et nos encouragements car la chance va bien finir par s’inviter et pourquoi pas dans cette arène,  jardin de Thomas.

Après réflexion, on propose finalement comme pour les autres corridas, la possibilité de réserver les places en cliquant ici

Ou appelez Pierrot Lacroix
06 07 89 13 01

Suerte para todos.

lundi 2 juillet 2018

15 Août DAX



Chers amis,

Le calendrier avance, et même si on a l'esprit occupé par La Madeleine de Mont de Marsan, il faut penser à la suite.
Pour Villeneuve de Marsan, on laisse chacun s'organiser. Toutefois, ponctuellement, Pierrot, sur contact téléphonique, peut récupérer des places.

Pour Dax, par contre, il faut réserver avant le15 Juillet.

Pour rappel Corrida du 15 Août à 18h00.
Thomas,  Juan del Alamo, Tomas Campos,
avec des toros de Ana Romero.
Et bien sûr pour la fin des fêtes de Dax "l'Agur".


Les places prévues avec nos Amis de Thomas, sont des Tendidos couverts à environ 56,50 euros

Inscrivez-vous sur Doodle, en cliquant

Ou appelez Pierrot Lacroix.
Pour le réglement, compte-tenu d'une ristourne espérée, il se fera à la remise des places le 15 Août.

Pour toutes précisions supplémentaires vous pouvez contacter :
Pierre Lacroix
100 Ave des Pyrénées
40190 Villeneuve de Marsan
06 07 89 13 01

A trés bientôt.

mercredi 20 juin 2018

Aire sur l’Adour, l’émotion, un an après




Pour débuter cette journée, si chargée en souvenirs et émotions, les membres de la Peña et de l’association des amis de Thomas se sont retrouvés en fin de matinée, pour assister au tentadero avec les trois maestros, Richard Milian, Victor Mendès et Stéphane Fernandez Meca. Joli moment de partage et de transmission entre les trois maestros et les jeunes talents d’Adour Aficion.

L’heure du déjeuner arrivée, tous se sont dirigés vers les  bords de l’Adour pour partager un pique-nique convivial. Victor Mendès nous a honoré de sa présence et nous a fait le plaisir de nous communiquer sa passion au travers de discussions informelles.


Puis Le temps passant, ce fut le moment de rejoindre les arènes pour la corrida de la tarde !
Nous nous installons dans les gradins et attendons les taureaux des ganaderias de Joselito (El Tajo et la Reina). 
La tension monte, les émotions se font plus fortes …, les estomacs se nouent. 
C’est maintenant ! 
Tous, avons une pensée pour Fandiño et pour Thomas. Nous imaginons les sentiments qui l’animent. 
Le bétail de belle présentation dans l’ensemble  a manqué de forces et de fond et s’est vite éteint. La corrida fut décevante mais l’essentiel était tout de même au rendez-vous : l’hommage à Yvan Fandiño.


Donnons nous rendez-vous à Mont de Marsan le 20 juillet prochain pour apprécier à nouveau l’intensité et l'élégance des faenas de Thomas.