jeudi 31 mai 2018

MADRID





Madrid, c'était juste un mauvais rêve.

Je viens de me réveiller, la tête dans le sac, en transpiration. Je ne suis pas bien.
Au départ, c'était un rêve magnifique. Thomas était au cartel de la San Isidro à Madrid. Il avait là une occasion en or pour marquer le mundillo de toute sa classe. Pour nous, c'était un beau déplacement en perspective et, voir toréer notre idole à « Las Ventas », une consécration. Dans mon rêve donc, tout se passait bien. On a retrouvé plein de connaissances, il faut dire que de nombreux aficionados avaient fait le déplacement et en particulier beaucoup de Montois.
Et puis quelques averses sont venues perturber les déplacements dans la capitale espagnole. Le midi à l’apartado, on a fait la queue sous une petite pluie qui finissait par mouiller. Les taureaux  N°3 et 4 que le sort avait réservé à Thomas se présentaient bien. Le numéro 3 s’appelait « Camisita », petite chemisette, alors que la tenue vestimentaire de rigueur était plutôt un pull et un poncho, et le numéro 4 « Avefria » confirmait bien qu’il ne ferait pas chaud. Comme un pressentiment de plus, c’est en sortant du patio des cuadrilla, lorsque j’ai croisé cette grenouille verte dans la rigole devant les arènes que j'aurai dû me méfier. Elle coassait, heureuse de cette ambiance plutôt humide et elle savait que ça allait durer. Mais bon, il nous fallait prendre des forces avant la course de l’après-midi et chacun s’employa à trouver son bonheur dans les nombreux bars et restaurants de la capitale.
A 18h00, après deux coups de tonnerre violents, un déluge s’abattit sur Madrid, la place des arènes se vida en deux minutes, les marchands de souvenirs, après avoir vendu leurs ponchos multicolores, rangeaient sous les plastiques leurs matériels. On commença à s’interroger sur la tenue ou pas de la corrida, mais d’un revers de la main, on a balayé cette inquiétude, en se disant « on est à Madrid, ici on n’annule pas les corridas en raison de la pluie »…
Et puis, en gravissant les escaliers, en rejoignant la place avec toujours une petite pluie, nous avons attendu 19h00. La sono nous a diffusé le message adapté pour nous dire que la corrida était annulée. Énorme, immense déception sous les ponchos, grosses pensées émues et solidaires pour Thomas et sa cuadrilla.
C’est à ce moment-là que je me suis réveillé. Du coup, comme dans un mauvais rêve, je me suis retourné, j’ai recherché le sommeil avec une idée, celle de reprendre mon rêve du début.
Thomas a des contrats, la saison continue, le soleil brillera à nouveau. 
Madrid, c’était juste un mauvais rêve.

mardi 22 mai 2018

Orage à NIMES



Orage à NIMES

Et non les éclairs ne sont pas venus des taureaux, mais de l'orage, à la fin de la corrida.
Les Partido de Résina (ex Romero) qu'on nous avait tant annoncés, furent davantage distraits, que braves. On a senti Thomas à l'aise, élégant toujours, serein, donnant le bon rythme, donc on regrettera bien évidemment l'oreille que pouvait permettre son premier, et qui n'est pas venue. Pourtant à notre niveau on a donné le maximum avec les mouchoirs !!

Sinon bonne route pour tous, le plaisir de se retrouver les amis et la peña, pique-nique très sympa dans un cadre particulièrement agréable, (merci à Clément et Nadine Crouzet pour leur accueil) et les arènes de Nimes, majestueuses, qui obligatoirement  ajoutent de l'émotion aux spectacles, et rappellent l'Oeuvre de ces batisseurs de Romains.

Aprés la corrida, malgré la pluie, bons moments de réconfort, un peu tassés chez le Blond, et pour ceux qui n'avaient pas de navettes ou de taxi à prendre (!) fin de soirée agréable, avec grosse ambiance à la bodega Pablo ROMERO, comme quoi, on n'est pas rancunier!!

Vite, .... MADRID.
Et Mimi scrute le ciel, l'orage ?

Belle tablée pour le pique-nique (photo B. Faget)